Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CFDT Crédit Agricole Languedoc

Devoir de vigilance : syndicats et ONG montent au créneau face au patronat

26 Mars 2015, 00:02am

Publié par CFDT CA Languedoc

Marylise Léon, CFDT. - AFP

Marylise Léon, CFDT. - AFP

La proposition de loi instaurant un devoir de vigilance sociale et environnementale sur les filiales et sous-traitants des grands groupes sera examinée lundi prochain à l’Assemblée.

 

Le patronat fait feu de tout bois contre la proposition de loi PS sur le « devoir de vigilance » des grands groupes vis-à-vis de leurs filiales et de leurs sous-traitants en matière de risque environnemental et de conditions de travail. Dans le camp d’en face, la contre-attaque s’organise. Ce mercredi, plusieurs syndicats et ONG ont tenu une conférence de presse commune pour soutenir le texte socialiste qui sera débattu à l’Assemblée lundi. Quatre des cinq principales confédérations (CGT, CFDT, CFTC et CGC) se sont mobilisées, avec, à leurs côtés, Amnesty International, les Amis de la Terre, le CCFD-Terre solidaire, le collectif Ethique sur l’étiquette, le Forum citoyen pour la responsabilité sociale des entreprises, la Ligue des droits de l’homme, Peuples solidaires, ActionAid France et Sherpa.

 

Un « rendez-vous historique »

Ensemble, ces organisations estiment que la proposition de loi est un « rendez-vous historique pour notre pays et dans l’optique d’une évolution concrète des règles de la mondialisation ».

 

Plusieurs participants à la conférence de presse ont souligné que l’hostilité marquée des organisations patronales au texte porté par le député Dominique Potier doit être relativisée. « Les organisations patronales sont crispées sur des positions idéologiques, alors que les entreprises sont beaucoup plus pragmatiques, mais elles ne veulent pas se dissocier publiquement de leurs représentants », a ainsi souligné la représentante d’Ethique sur l’étiquette. « Les investisseurs sont de plus en plus regardants sur les mesures que les entreprises prennent pour prévenir les risques », a ajouté la représentante d’Amnesty France.

 

Syndicats et associations s’inquiètent toutefois que le gouvernement cède face à la pression du patronat. « On n'est pas à l’abri d’amendements en séance pour réduire la portée du texte », a alerté Marylise Léon, de la CFDT, alors même qu’il n’est considéré que comme « un premier pas » par les syndicats. Le seuil d’application du devoir de vigilance fixé à 5.000 salariés en France est jugé beaucoup trop élevé par ces derniers. Et le renvoi à un décret de ses modalités précises fait courir le risque d’une « non-publication ou de dilution de l’obligation », rendant les syndicats méfiants.

Logo Les Echos News

 

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS