Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CFDT Crédit Agricole Languedoc

[VIDEO] Invité du « Grand rendez-vous » Europe 1- i Télé-« Les Echos », Laurent BERGER a dit craindre « une année stérile »

5 Septembre 2016, 23:06pm

Publié par CFDT CA Languedoc

[VIDEO] Invité du « Grand rendez-vous » Europe 1- i Télé-« Les Echos », Laurent BERGER a dit craindre « une année stérile »

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, était l'invité ce dimanche matin du « Grand rendez-vous » Europe 1-i Télé-« Les Echos ». Il a notamment défendu l'appui apporté par sa centrale à la loi travail et s'est inquiété de la tournure que prend la campagne présidentielle.

Voici ses principales déclarations.

 
Deux types de syndicalisme

Le syndicaliste a défendu une nouvelle fois le soutien de sa centrale à la loi travail, qui « comporte des avancées pour les salariés ». « Ma seule boussole, c'est la situation des salariés », a affirmé Laurent Berger, stigmatisant les « jeux de posture ». Et d'ajouter : « J'ai décidé qu'on ne ferait pas mine d'être d'accord avec d'autres organisations syndicales, alors qu'on ne l'est pas. »

Laurent Berger : "Je me battrai contre tous les projets qui prétendent abroger les progrès sociaux "

Un quinquennat pas inutile

Pour le numéro un de la CFDT, le quinquennat de François Hollande n'aura « pas été socialement inutile ». Laurent Berger a énuméré les réformes positives intervenues « parce qu'on a écouté ce que proposaient les syndicats et en tout cas la CFDT » : compte personnel de formation, compte pénibilité, complémentaire santé, compte personnel d'activité.

Je suis très fier de ce qu'a fait la CFDT ce printemps.

Laurent Berger s'est félicité de la part qu'y a pris son syndicat. Il a balayé les accusations de trop grande proximité avec l'exécutif actuel. « La CFDT fait son travail comme durant les quinquennats précédents », a-t-il estimé, rappelant que « la portabilité des droits a commencé avant 2012 ». Il a par ailleurs taclé Emmanuel Macron, se déclarant frappé plus généralement que « d'anciens ministres [...] passent leur temps à critiquer ce qui s'est passé au moment où ils avaient en partie les manettes. (...) Il y a un problème éthique de certains comportements politiques de gens qui promettent demain ce qu'ils n'ont pas su faire hier et cela ne concerne pas qu'Emmanuel Macron », a-t-il estimé.

Dans l'adversité, nous avons tenu notre ligne : plus de dialogue social dans les entreprises et plus de de droits attachés à la personne.

Une campagne ­présidentielle mal engagée

Pour Laurent Berger, « la polémique sur le burkini illustre l'incapacité à se saisir des vrais problèmes, quand, en même temps, il y a des problèmes de politique industrielle dans certaines filières, de pauvreté, d'emploi ». Il estime que les questions économiques et sociales devraient être au coeur de la campagne « en sortant des caricatures ».

Laurent Berger : "Je crains que cette année soit stérile"

Mais il « craint que cette année soit une année blanche, une année stérile, comme si les citoyens attendaient mai ou juin 2017 ». « Les Français attendent qu'on agisse. Il faut que les vrais sujets soient sur la table. On est frappé par un impératif qui est la transition écologique. C'est en même temps une profonde opportunité. On n'entend personne en parler. »

 

L'intégralité du "Grand rendez-vous" avec Laurent Berger

 

Le Grand rendez-vous avec Laurent Berger