Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CFDT Crédit Agricole Languedoc

Un salarié du privé sur cinq renonce à ses arrêts maladie

1 Décembre 2017, 00:05am

Publié par CFDT CA Languedoc

Un salarié du privé sur cinq renonce à ses arrêts maladie

Les principales raisons avancées ? "Ce n'est pas dans les habitudes", "les salariés ont peur d'être surchargés de travail au retour", ils "se sentent contraints par la hiérarchie".

 

Près de 20% des salariés du secteur privé ont renoncé à un arrêt maladie pourtant prescrit par leur médecin traitant en 2016, selon une étude publiée mercredi.

 

Cette étude sur l'absentéisme au travail du leader en assurance santé et prévoyance Malakoff Médéric précise que 19% des arrêts de travail prescrits au cours des 12 derniers mois précédant l'enquête, réalisée en octobre 2016 par l'Ifop, n'ont pas été respectés, dont 7% "ont été pris mais pas en totalité" et 12% "n'ont pas été pris".

 

Parmi les 19% de salariés qui n'ont pas respecté leur arrêt maladie, 72% indiquent l'avoir directement refusé et 28% l'avoir accepté dans un premier temps avant d'aller tout de même travailler.

 

Les salariés conscients des risques à moyen et long terme

 

Les principales raisons avancées par les salariés sont le fait qu'il n'est "pas dans (leurs) habitudes de se laisser aller" (48%), la "peur d'être surchargé de travail au retour" (29%) ou de se "sentir contraint par la hiérarchie" (22%).

 

Pourtant, 39% d'entre eux "regrettent" après coup de ne pas avoir respecté l'arrêt maladie prescrit tandis que 65% d'entre eux disent être conscients de l'impact de leur refus sur la "baisse de leur productivité au travail" et sur la "qualité de leur travail". 50% sont également conscients que cela risque de les faire "rechuter" ou d'avoir un impact négatif sur leur santé à moyen ou long terme.

 

Les généralistes renvoient "souvent" à la médecine du travail

 

Parallèlement, un salarié sur dix a volontairement demandé un arrêt maladie à son médecin, soit 11% des actifs, "notamment les salariés-aidants ou les 18-34 ans", précise cette étude à questions multiples par thème traité, portant sur 2.000 salariés et 300 médecins généralistes qui ne sont pas leurs médecins traitants.

 

Les médecins généralistes interrogés expliquent de leur côté avoir adressé "souvent" ou "parfois" des patients à un médecin du travail parce qu'ils avaient "un doute sur la durée nécessaire de l'arrêt maladie" (68%), parce qu'ils "voulaient échanger sur l'adaptation nécessaire du poste de travail" (68%) ou faciliter un retour à l'emploi (75%).

latribune.fr