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CFDT Crédit Agricole Languedoc

Banques : des hausses salariales modérées en 2020

23 Janvier 2020, 07:36am

Publié par CFDT CA Languedoc

Les négociations annuelles du secteur bancaire se sont déroulées sous le signe des taux faibles et d'une certaine modération salariale. Certains ont opté pour des hausses collectives entre +0, 5 et +0, 7 % selon les cas, ou se sont limités au versement d'une prime Macron, comme l'an dernier.

Les NAO 2019-2020 du secteur bancaire se sont déroulées sous le signe des taux faibles. (Getty Images).

Les NAO 2019-2020 du secteur bancaire se sont déroulées sous le signe des taux faibles. (Getty Images).

Les taux faibles sont aussi passés par là. Avec des revenus et des marges durablement sous pression, les banques françaises vont se montrer très prudentes dans les mois à venir en matière de politique salariale. « 'Vous comprenez, c'est la crise'. C'est le discours habituel qu'on nous ressert chaque année », grince un élu syndical. « Un économiste est venu nous expliquer combien la situation était dégradée, dès le début des négociations », pointe un représentant dans un autre établissement.

C'est ce qui ressort de la vague 2019-2020 de négociations annuelles obligatoires (NAO). La plupart des grands groupes ont désormais achevé cette discussion annuelle avec les partenaires sociaux, aboutissant, dans la plupart des cas, à la signature d'un accord. Selon les cas, des augmentations collectives ont été obtenues (entre +0,5 et +0,7 %) ou le versement, comme l'an dernier d'une prime Macron, une mesure gouvernementale non récurrente destinée à répondre à la crise des « gilets jaunes » .

 

« Primes Macron bis »

Les discussions sont toujours en cours chez LCL, Natixis ainsi qu'à la Banque Postale. A noter que même en l'absence de signature, la direction peut choisir d'appliquer unilatéralement les mesures qu'elle propose.

Dans le détail, les 43.000 salariés de BNP Paribas SA ont obtenu une augmentation de 0,5 %, avec un plancher de 250 euros par an. Elle est réservée aux salariés gagnant moins de 60.000 euros par an. Une prime Macron de 450 euros est versée jusqu'à 54.000 euros de revenus annuels. La banque de la rue d'Antin avait à cœur de se trouver parmi les mieux disant après un très inhabituel mouvement de grève provoqué, l'an dernier, par des NAO tendues.

 

Une lecture différente dans les réseaux mutualistes

Sa rivale Société Générale n'a en revanche pas accordé d'augmentation générale, une constante depuis près de dix ans. Une prime « Macron bis » de 550 euros a été obtenue et réservée aux salariés gagnant jusqu'à 36.510 euros pour les bas salaires. En outre, les salariés ont obtenu une hausse de la cotisation patronale sur la retraite complémentaire et une revalorisation des tickets restaurant.

La lecture est assez différente pour les banques mutualistes, car elles sont considérées comme des branches à part entière. Les résultats obtenus lors des NAO peuvent donc encore être améliorés sur le terrain par les banques régionales.

La branche Banque Populaire a ainsi obtenu une augmentation de 0,6 % pour les revenus inférieurs à 50.000 euros, avec un plancher de 200 euros. La branche cousine des Caisses d'Epargne est parvenue à une augmentation de 0,5 % pour tous les salariés, sans plafond de revenus. Dans un cas comme dans l'autre, il n'y aura pas de prime Macron.

La branche Crédit Agricole s'est-elle limitée à une prime Macron de 700 euros pour tous, une mesure qui intervient après la proposition -retoquée plus tôt dans l'année - d'une hausse limitée à 0,3 % . Des mesures complémentaires peuvent être obtenues dans chacune des 39 Caisses Régionales du Groupe.

Les Echos