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CFDT Crédit Agricole Languedoc

L. Berger (CFDT) évoque cinq priorités pour la sortie de crise

17 Mars 2021, 08:12am

Publié par CFDT CA Languedoc

L. Berger (CFDT) évoque cinq priorités pour la sortie de crise

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, suggère lundi de confier à un panel de personnalités la mission de réfléchir à des scénarios de sortie de crise, qui devraient selon lui s'articuler autour de cinq priorités, pour aller vers une "reprise positive".

"Pourquoi ne pas confier à six à huit personnes la mission de nous dresser un panorama de la situation afin de construire des scénarios de sortie de crise ?", propose M. Berger dans une interview au journal Les Echos.

"La première (priorité) est le soutien économique aux secteurs ou territoires les plus impactés durablement. La deuxième est l'accompagnement des chômeurs et le développement des compétences pour le maintien des emplois. La troisième est l'évolution du travail", énumère-t-il.

"Il faut aussi en quatrième lieu mettre en place une politique d'accompagnement des populations en situation de fragilité économique et psychologique. Enfin, il faut aussi réfléchir à comment recréer du commun, de la convivialité, de la fraternité, notamment en renforçant la lutte contre les discriminations et pour l'égalité", poursuit-il.

Ce diagnostic est nécessaire, afin de gérer le plus finement l'extinction progressive des aides économiques, explique-t-il. "Le risque est double: arroser le sable là où il n'y aurait plus besoin d'aides ou débrancher trop vite et faire mourir des entreprises".

Pour le numéro un de la CFDT, le climat social n'est "pas bon", avec un "ressentiment assez puissant en particulier chez les travailleurs de deuxième ligne".

M. Berger invite à ne pas "jouer les apprentis sorciers en disant que les Français ne font pas d'effort et qu'il va falloir en faire encore davantage, par exemple en imposant une réforme paramétrique des retraites".

"On peut avoir un effet sortie de crise, un peu comme dans les années folles, avec une montée des discours de haine et de ressentiment. Si on veut les contrer, il faut créer les conditions pour une reprise positive", prévient-il.

Interrogé sur l'idée d'une prime pour les salariés de la deuxième ligne, qui sera mise sur la table lundi par le gouvernement lors d'une conférence de dialogue social, M. Berger répond que "c'est intéressant si ces salariés en bénéficient réellement".

"S'il n'y a pas d'accord de branche, l’État doit imposer un montant et conditionner les aides sectorielles à son octroi", tranche-t-il.

AFP