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CFDT Crédit Agricole Languedoc

La CFDT veut des salaires, « pas des slogans », prévient Laurent Berger

9 Mai 2022, 07:15am

Publié par CFDT CA Languedoc

Le leader de la CFDT, Laurent Berger, s’oppose à la retraite à 65 ans, mais « ne croit pas non plus aux 60 ans ». Il exige, en priorité, un grand rendez-vous social sur les salaires et le pouvoir d’achat.

La CFDT veut des salaires, « pas des slogans », prévient Laurent Berger

La Nupes, nouvelle union des partis de gauche, change-t-elle la donne ? Laurent Berger balaie la question d’un demi-sourire : « C’est un fait politique qu’on n’a pas à commenter. Les adhérents CFDT font ce qu’ils veulent. » D’ailleurs, souligne le secrétaire général de la CFDT, « la vie des travailleurs ne redémarre pas tous les cinq ans, pendant la période des slogans ».

La retraite à 65 ans, chère au président réélu, en est un, infondé, selon le leader du premier syndicat français, car les comptes des retraites vont se renflouer « grâce à la démographie et au plein-emploi ». Quant à la perte d’autonomie, « elle doit se financer sur la taxation des très hauts patrimoines ».

Le Nazairien l’a redit à l’assemblée des militants des Pays de la Loire, ce jeudi 5 mai, à Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) : « Nous ne discuterons pas des retraites pendant l’été. Et si le gouvernement se pointe en septembre avec ses 65 ans pour tout le monde, on s’y opposera dans la rue avec les autres organisations. » Ça sera le début du troisième tour social ? « Non, car sur d’autres sujets, on sera dans la salle pour négocier. »

« Augmenter le Smic ne suffit pas »

La retraite à 60 ans, mot d’ordre des Insoumis ? « On n’y croit pas non plus ! Parce que le système de retraite par répartition doit rester à l’équilibre. Aujourd’hui, l’âge réel moyen du départ, c’est 63,4 ans… »

Pour Laurent Berger, la priorité est de pousser le futur gouvernement à « un grand rendez-vous » sur le pouvoir d’achat. « Et pas avec les méthodes des précédents, qui consistent à entrer en réunion avec des mesures et à en ressortir avec les mêmes ! » L’augmentation du Smic ? « On est pour, mais ça ne suffit pas ! Il faut des négociations dans les branches professionnelles : 144 sur 171 ont des grilles qui démarrent sous le Smic. Le gouvernement doit mettre les patrons devant leurs responsabilités en conditionnant l’ouverture des négociations au versement des aides publiques. Pour les fonctionnaires, il peut agir directement en augmentant le point d’indice et en prenant des mesures sur les bas salaires. »

La CFDT s’indigne des « distorsions croissantes de répartition de richesse dans les entreprises. P lus aucun dividende ne doit être versé aux actionnaires s’il n’y a pas un accord sur l’intéressement et la participation pour les salariés. »

Ouest-France