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CFDT Crédit Agricole Languedoc

Crédit Agricole CMDS : les syndicats engagent l'épreuve de force

2 Septembre 2012, 21:10pm

Publié par CFDT CA Languedoc

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Stéphanie Roy (CGT), Serge Lebrun (CFDT), Frédéric Hay (Sud).    FO fait également partie de l'intersyndicale. « Notre question, c'est : pourquoi lance-t-on un tel projet ? Et nous n'avons pas de réponse. »

 

Pour s’opposer à la fermeture du siège de Niort, l’intersyndicale appelle à la grève lundi 3 septembre. Une manifestation aura lieu le même jour à Saintes.

Ils avaient promis de frapper un grand coup à la rentrée. Ils mettent leurs menaces à exécution : la CGT, la CFDT, FO et Sud du Crédit agricole appellent à la grève ce lundi 3 septembre. Grève doublée d'un appel à manifester à Saintes en début d'après-midi.

Le bras de fer est donc engagé contre le projet de fermer les sièges de Niort (230 emplois) et Saintes (280 emplois) pour construire à la place un siège flambant neuf à Dompierre-sur-Mer, dans la banlieue rochelaise.
Le projet, pour se concrétiser, attend toujours les résultats d'une étude de faisabilité, espérés fin septembre. Pas question pour l'intersyndicale d'attendre d'ici là bras ballants. « L'étude de faisabilité répondra à la question : comment faire le projet ? Nous, notre question, c'est : pourquoi le fait-on ? Et nous n'avons pas de réponse », estime Serge Lebrun (CFDT).

Un luxe ?

A priori, pour une entreprise, maintenir deux sièges administratifs distants de 80 kilomètres, paraît un luxe guère compatible avec la rationalité économique. Ce cas de figure inhabituel tient à l'histoire : quand il y a dix-sept ans, le Crédit agricole de Deux-Sèvres a fusionné avec son voisin de Charente-Maritime, on a préservé les sites pour ne froisser personne.
Mais l'intersyndicale réfute une logique purement comptable : « Nous sommes le Crédit agricole, c'est-à-dire avec des racines rurales et un discours de proximité. Ce projet remet en cause toutes les valeurs qu'on nous a vendues depuis des années », juge Stéphanie Roy (CGT).

Soupçons

L'intersyndicale doute de toute façon du bien-fondé économique du projet, soupçonnant la direction de vouloir avant tout de se doter d'une vitrine sur La Rochelle, plus prestigieuse que Niort et Saintes.
Début juillet, après une première grève, la direction avait expliqué être « pleinement consciente des préoccupations des salariés » et promis un accompagnement social.
Tout au long de l'été, les élus locaux se sont fortement mobilisés sur le sujet, dénonçant l'impact sur le bassin d'emploi. La députée-maire de Niort, Geneviève Gaillard est allée jusqu'à saisir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, sans réponse à ce jour.

 

Dates clés :

> 4 juillet. 200 salariés se mobilisent devant le siège, boulevard Tardy, à l'appel de l'intersyndicale après l'annonce d'une possible fermeture en 2016.
> 9 juillet. Geneviève Gaillard écrit à Arnaud Montebourg.
> 17 juillet. Les trois conseillers généraux PS de Niort condamnent le projet.
> 23 août. Ce projet « suscite de très profondes interrogations quant à l'attractivité de notre ville », analyse l'opposition municipale.

© "LA NOUVELLE REPUBLIQUE"