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CFDT Crédit Agricole Languedoc

La rentabilité future du groupe se construira par des réductions de charges, ce que conteste la FGA-CFDT

16 Mars 2012, 12:39pm

Publié par CFDT CA Languedoc

 fga

 

Des résultats dans le rouge

 

Le Résultat Net Part du Groupe de – 1,45 Md€ est la traduction de trois chocs venant impacter le Résultat Brut d’Exploitation (RBE) de 7,17 Mds€ de CA SA :

 

  • Emporiki avec un coût global de  2,4Md€ ;

 

  • la mise en place du « plan d’adaptation »  pour un montant de 482M€ (ce plan touche les Services Financiers Spécialisés (SOFINCO…) et la BFI (Banque de Financement et d’Investissement) pour l’essentiel, ainsi que CA Leasing et Factoring;

 

  • les écarts de valeur, pour un montant de 2,5Md€ qui sont issus de dépréciation sur des actifs comme Bankinter, ou sur des filiales du CA pour lesquelles le goodwill est déprécié.

 

 

La justification des choix

 

La Direction générale affirme que les choix opérés en 2011 ont pour origine d’une part un environnement économique et un monde qui changent,

 

  • « Il faut prendre des décisions pour avancer dans l’avenir. »

 

Et d’autre part, de nouvelles contraintes règlementaires qui s’imposent aux organismes financiers.

 

  • «Il faut plus de fonds propres pour continuer notre activité.»

 

A partir de ces constats, la Direction justifie son plan d’adaptation, qu’elle considère être est en parfaite adéquation avec son Plan à Moyen Terme (PMT).

 

 

Pour la FGA-CFDT l’analyse est tout autre !

 

                Les choix passés ont des conséquences sur l’avenir et les résultats du Groupe. Après avoir joué « au casino » avec le couple rentabilité/ risque en 2008, la crise dite des subprimes (perte de confiance, perte financière …) a affaibli le système financier global et le Groupe n’était pas prêt à absorber le 2éme choc, celui de la dette souveraine doublé d’une crise économique et des liquidités.

 

                Pour la FGA-CFDT, pourquoi procéder à des fermetures d’entités et des arrêts d’activités rentables qui affectent l’emploi, alors que des cessions de portefeuilles semblent pouvoir suffire à limiter les dégâts ??!! Ainsi, nous pensons que le plan d’adaptation du pôle BFI (Banque de Financement et d’Investissement) par fermetures d’unités et suppressions de postes tient d’une logique de réduction des coûts futurs, sans répondre de manière efficace aux besoins immédiats.

 

                Nous payons, aujourd'hui très cher cette stratégie sur les résultats 2011 du Groupe et demain socialement, avec des suppressions de postes qui entraineront des pertes nettes d’emplois (2300 emplois détruits).

 

                La crise a donc bon dos ! Elle est plutôt utilisée comme un effet d’aubaine, pour rationaliser les coûts d’activités déjà rentables et accélérer les réductions de voilure envisagées dans le PMT 2014. Ces emplois seront sacrifiés, dans une logique de réduction des coûts.

 

  • Nous condamnons ces choix et nous avons demandé de revenir sur les décisions de fermetures lors de la dernière réunion du Comité de Groupe...