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CFDT Crédit Agricole Languedoc

Niort : les " Crédit Agricole " de plus en plus inquiets

16 Septembre 2012, 16:20pm

Publié par CFDT CA Languedoc

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200 personnes ont débrayé vendredi à Niort et Saintes. Ils craignent maintenant aussi pour les emplois.


Journée éprouvante vendredi pour les Crédit Agricole de Niort et de Saintes (Charente-Maritime) qui ont débrayé une heure durant à leur siège respectif afin de protester contre la restructuration annoncée par leur direction et le projet de regroupement des deux sièges à Dompierre-sur-Mer, à la porte de La Rochelle. 200 personnes ont débrayé, selon les sources syndicales.

" Un fonctionnement anormal "

Annonce éprouvante en particulier venue de leur président, Alain Minault, qu'ils ont pu rencontrer en milieu d'après-midi après un conseil d'administration. « Celui-ci nous a dit lui-même qu'il estime ce fonctionnement sur deux sites, Niort et Saintes, anormal. Et que cela faisait 15 ans qu'il avait en tête ce projet. Le redéploiement de l'ensemble des salariés sur le site de Dompierre-sur-Mer dans la banlieue de La Rochelle. Pour nous c'est simple, il s'agit du fait du prince », a aussitôt réagi pour l'intersyndicale CFDT, FO, CGT et Sud, le délégué CFDT, Serge Lebrun.

Le matin en Comité d'Entreprise extraordinaire, les représentants des salariés et Délégués Syndicaux avaient déjà pu échanger sur leur premier doute quant à la suppression très rapide de 91 emplois. Surtout les salariés s'inquiètent sur leur avenir : avec pour certains jusqu'à 180 kilomètres/jour à faire pour aller travailler sur leur nouveau site.

" Une logique purement financière "

Les salariés estiment aussi que la restructuration annoncée l'est en réalité pour des motifs toujours tenus secrets par la direction. Ils regrettent de ne pas disposer d'analyse sincère sur le sujet. « La logique de la banque est purement financière. On est loin de l'esprit coopératif de la banque qui disait vouloir maintenir des bassins de vie en zone rurale. C'est la fracture sociale. La logique de nos dirigeants est désormais purement financière ».

En attendant les salariés multiplient leurs alertes auprès de la député Geneviève Gaillard et du ministre de l'Economie Pierre Moscovici.

Philippe Engerbeau
Photo : Les salariés inquiets ont fait une « haie d'honneur » à leur président (à gauche) ainsi qu'au directeur juste avant leur entrée au Conseil d'Administration.

 

la Nouvelle République